L'Acteur

Michel Sardou · 100 Plus Belles Chansons [2006]

(Jean-Loup Dabadie/Jacques Revaux/Michel Sardou)



Entrer dans un décor immense, entendre les battements de son cÅ“ur

Et là, changer l'indifférence en rires et le silence en pleurs.

Un jour Don Juan en apparence, un fou au château d'Elseneur

Un jour Lorenzo de Florence, verser son sang pour le souffleur.



Vivre et mourir en alternance, vivre et mourir en permanence.



Il y a des soirées légendaires où la vie se joue toute entière

Des triomphes absolus où après les saluts

On voit le décor à l'envers, il y a des tournées de galère

Des couloirs, des villes sans lumière, mais le sourire perdu

De quelqu'un d'inconnu, alors le rideau reste ouvert.



Vivre et mourir en alternance, vivre et mourir en permanence.



Avoir un soir contre sa bouche, l'étoile, la meilleure, la première

Pour tant de soirs où l'on se couche avec une autre partenaire.

Un jour, un valet d'insolence, souffrir comme l'a voulu l'auteur

Se dire que pendant ces absences, les femmes ont "matinée" ailleurs.



Vivre et mourir en alternance, vivre et mourir en permanence.



Il y a des soirées singulières où l'on veut finir comme Molière

Mais aussi des mardis et des jeudis maudits

Où l'on n'veut même pas d'un cimetière, il y a des idées passagères

Des colères, des vÅ“ux, des prières, des échecs imprévus

Etant bien entendu que le public est un mystère.



Vivre et mourir en alternance, vivre et mourir en permanence.



Entrer dans un décor immense, entendre les battements de son cÅ“ur

Et là, changer l'indifférence en rires et le silence en pleurs.



Vivre et mourir en alternance, porter un masque en permanence.

Vivre et mourir en alternance, vivre et mourir en permanence.