Tu Te Reconnaîtras

Michel Sardou · Bercy 2001 [2001]

(Jacques Revaux/Michel Sardou)



Je n'me suis jamais trouvé beau, c'est un complexe qui n's'en va pas

Alors je m'en sors par un mot, quelquefois drôle, quelquefois pas.

Pourtant, je sais ma préférence, je connais celle qu'il me fallait

Mais je n'ai pas tenté ma chance, rien dit de ce qu'elle attendait.

Ce soir-là, tu étais très blonde, un feutre noir, un manteau long.

On s'est entrevus une seconde, tu dînais avec un garçon.

Dans cette seconde, tu m'as souri, je t'ai trouvée belle à mourir

Mais nous n'avons rien pu nous dire.

Peut-être ai-je d'ailleurs mal compris.



C'ètait un restaurant d'hôtel, les tables éclairées aux chandelles.

Tu étais à dix pas de moi mais c'est dans tout c'que je n'dis pas

Que tu te reconnaîtras, que tu te reconnaîtras

Et c'est dans tout c'que je n'ose pas

Que tu me reconnaîtras, que tu me reconnaîtras.



J'ai quitté la salle en premier, je sais que tu m'as vu partir.

J'aurais aimé me retourner, mais qu'aurais-je trouvé à te dire ?

J'ai vu que l'homme prenait ta main, je l'ai haï du fond du cÅ“ur.

J'ai bien compris qu'il n'était rien, sinon ton accompagnateur.



C'était un restaurant de nuit, les tables éclairées aux bougies.

Tu étais à dix pas de moi mais c'est dans tout c'que je n'dis pas

Que tu te reconnaîtras, que tu te reconnaîtras

Et c'est dans tout c'que je n'ose pas

Que tu me reconnaîtras, que tu me reconnaîtras.



Ce soir-là, tu étais très blonde, un feutre noir, un manteau long.

On s'est entrevus une seconde, tu dînais avec un garçon.

Dans cette seconde tu m'as souri, je t'ai trouvée belle à mourir.

Peut-être aurai-je, pour te le dire, un prochain soir dans cette vie



Mais c'est dans tout c'que je n'dis pas

Que tu te reconnaîtras, que tu te reconnaîtras

Et c'est dans tout c'que je n'ose pas

Quetu me reconnaîtras, que tu me reconnaîtras.