Dessins De Femmes

Michel Sardou · Bercy 89 [1989]

(Didier Barbelivien)



La musique du ventilateur tourne encore dans nos cœurs

Et nos corps se répondent, noyés dans la chaleur.

À l'autre bout du monde, des frissons d'équateur

Dans cette lumière blonde.



Mes mains dans tes cheveux, comme le vent dans les lianes

Redescendent peu à peu sur tes dessins de femmes

Jusqu'au secret noyé de silence et de pluie

Les ailes déployées, comme un oiseau s'enfuit.



La musique du ventilateur tourne encore dans nos cœurs

Et nos yeux se racontent des histoires de voleurs

Qui n'ont ni peur ni honte d'être les inventeurs de ce plaisir qui monte.



Mes mains sur ton visage ne retiennent qu'à moitié

La violence de l'orage par désir, par pitié.

Je veux le bleu du ciel avant de m'effondrer

Brûlé par le soleil, comme un oiseau cinglé.



La musique du ventilateur tourne encore dans nos cœurs

Et nos corps se délivrent, perdus dans la tiédeur

De nos rêves qui survivent aux instants de douleur

Que je voudrais revivre.



Mes mains dans tes cheveux, comme le vent dans le lianes

Descendront peu à peu sur tes dessins de femmes

Jusqu'au secret noyé de silence et de pluie

Les ailes déployées, comme un oiseau s'enfuit.

Mes mains sur ton visage retiendront à moitié

La violence de l'orage par désir, par pitié.

J'aurai le bleu du ciel avant de m'effondrer

Brûlé par le soleil, comme un oiseau cinglé.



La musique du ventilateur tourne encore dans nos cœurs

Et nos corps se répondent, noyés dans la chaleur

À l'autre bout du monde, des frissons d'équateur

Dans cette lumière blonde.