En Attendant

Claude Francois · Y'A Le Printemps Qui Chante [1972]

(Claude François/Michèle Vendôme)



Bien sûr, je vais marcher un peu trop vite

Conduire un peu trop vite aussi.

Bien sûr, je vais parler un peu trop fort

Et rire un peu trop fort aussi.

Bien sûr, je vais sortir un peu trop et boire un peu trop aussi

Mais que peut-on faire d'autre

À la fin d'une histoire d'amour, aussi ?



Bien sûr, je m'en sortirai sans toi

Un jour, sauf peut-être lorsqu'il pleuvra

Et que je serai un peu plus seul que d'habitude.

Bien sûr, je t'oublierai comme je le dois

Sauf peut-être lorsqu'il me semblera entendre ton nom.

Oh oui, bien sûr, je rirai un jour d'avoir pu croire

Que ma douleur ait tué la lune et le printemps et même les fleurs.

Oh oui, bien sûr, je t'oublierai sans doute un jour, plus tard

Mais que m'importe en attendant.



Oui, en attendant, qui va m'aider à exister ?

Qui va m'aider à supporter ce temps qui ne veut pas passer ?

Oui, en attendant, je n'aimerai plus ceux que j'aime.

Je ne serai jamais le même, je ne dirai jamais "je t'aime".



Voilà, je crois que l'on s'est tout dit

Il ne nous reste plus qu'à se quitter, cette fois

Et quand tu partiras, inutile de te retourner, cette fois.

Tu vois, la vie est ainsi faite, lorsque l'on aime trop souvent.

On n'est jamais aimé aussi fort ni en même temps.

Oh non, et toi, tu le regretteras, peut-être un jour, trop tard

Mais que m'importe en attendant.



Oui, en attendant, qui va m'aider à exister ?

Qui va m'aider à supporter ce temps qui ne veut pas passer ?

Oui, en attendant, je n'aimerai plus ceux que j'aime.

Je ne serai jamais le même, je ne dirai jamais "je t'aime".

Oui, en attendant, que faut-il faire pour oublier ?

Que faut-il faire pour t'oublier ? Que faut-il faire ?