Pauvre Verlaine

Salvatore Adamo · Platinum Collection [2005]

S'il n'y avait le sourire des fleurs

À quel soleil chaufferais-je mon cÅ“ur sans toi ?

S'il n'y avait la chanson de la pluie

Qui bercerait mon cœur qui se languit de toi ?



De toi, pauvre Verlaine, il lui faudra beaucoup pleurer ce soir



Je me souviens, le ciel était en pleurs

Et ça hurlait, les violons du malheur, sans toi

Mais tu as peint ma vie à ta douceur

Et un grand feu a jailli dans mon cœur, avec toi



Tu as cueilli tous mes rêves d'enfant

Pour les bercer sur les ailes du vent

Mais tu m'as laissé au cÅ“ur le goût amer

D'un bonheur perdu à peine découvert, pourquoi ?

Tu es venue comme Dame Fortune, tu es partie sur un rayon de lune

Pleure, Verlaine, les amours blessées

Pleure, Verlaine, les cÅ“urs délaissés



Pour moi, pauvre Verlaine, il lui faudra beaucoup pleurer ce soir



Comme le fleuve amoureux de la mer

Je sens couler mes étés, mes hivers vers toi

Mais où es-tu ? Dans le temps, tu t'enlises

Et tu ne vis plus que dans l'écho de la brise, parfois



Parfois, pauvre Verlaine, il lui faudra beaucoup pleurer ce soir.