La Corrida

Pierre Perret · Les Essentiels [2002]

Dès que j'arrive chez ma maîtresse

Ma maîtresse la jolie Conchita

Tout de suite je lui défais ses tresses

Des belles tresses qui descendent jusqu'en bas

Je rapplique chez ses patrons

Dans la rue des Sablons

Dès qu'ils ont le pif dehors

Elle pose l'aspirador

Alors c'est la corrida...



Dès que j'arrive chez ma maîtresse

Ma maîtresse la belle Angelita

J'embrasse ses mollets se princesse

Des mollets qui descendent jusqu'en bas

Je cours vite chez ses patrons

Qui crèchent rue Lauriston

Et dès qu'ils ont fait la malle

Elle lâche la vaisselle sale

Alors c'est la corrida...



Dès que j'arrive chez ma maîtresse

Ma maîtresse la fougueuse Antonia

On met los muebles de la pièce

Dans l'escalier qui descend jusqu'en bas

Dès que fout le camp son patron

Vite elle me téléfon

Quando mira mezigo

Elle laisse brûler le gigot

Alors c'est la corrida...



Dès que j'arrive chez ma maîtresse

Ma maîtresse la divine Anita

Sa poitrine est gonflée d'allégresse

Une poitrine la la la la la la la ah ! ah !

Elle habite chez ses patrons

Avenue Victor-Hugon

Et dès qu'ils ont mis les bouts

Je me pointe au rendez-vous

Alors c'est la corrida...



Quand je passe dans le seizième en bagnole

Et que le fond de mon âme est au plus bas

J'épluche ma liste espagnole

Une liste qui descend jusqu'en bas

C'est la valse hésitation

Entre Incarnation,

Catharina, Paquita,

Ou la Mariquita

Et puis c'est la corrida.