Le Diable Au Cœur

Jean Ferrat · Les Instants Volés [1979]

Un soleil farouche pèse sur ma bouche en pétales d'or

Un soleil de fièvre pèse sur mes lèvres, pèse sur mon corps

Et l'été, ce presque rien, ce presque tout, ce comédien

Qui se glisse dans ma vie comme un ami

Et l'été, ce Jean la fleur, ce Jean le fort, ce baroudeur

Qui me met le diable au corps, le diable au cœur



Je voudrais t'écrire, je voudrais te dire, je m'ennuie de toi

Mais les heures passent, mon désir se lasse au fil de ma joie



Un soleil farouche pèse sur ma bouche en pétales d'or

Un soleil de fièvre pèse sur mes lèvres, pèse sur mon corps

Et l'été, ce presque rien, ce presque tout, ce comédien

Qui se glisse dans ma vie comme un ami

Et l'été, ce Jean la fleur, ce Jean le fort, ce baroudeur

Qui me met le diable au corps, le diable au cœur



D'autres me regardent, mon rêve ballade un peu dans leurs bras

C'est déjà sourire, c'est déjà le dire, c'est vouloir déjà



Un soleil farouche pèse sur ma bouche en pétales d'or

Un soleil de fièvre pèse sur mes lèvres, pèse sur mon corps

Et l'été, ce presque rien, ce presque tout, ce comédien

Qui se glisse dans ma vie comme un ami

Et l'été, ce Jean la fleur, ce Jean le fort, ce baroudeur

Qui me met le diable au corps, le diable au cœur

Qui me met le diable au corps, le diable au cœur.