Passent Les Nuages

Marc Lavoine · Olympia Deux Mille Trois [2003]

(Jacques Duvall/Frédéric Momont)



Dans le brouillard d'automne, seulabre je marmonne

La chanson des feuilles mortes.

Brumaire n'est pas coupable, de l'humeur qui m'accable

Me torture de la sorte.



Passent les nuages, ne demeure que le ciel

Mais cette larme sur mon visage est éternelle.

Passent les nuages, je les vois qui refluent

Mais cette larme, comme ton image, ne me quittera plus.



Certaines inclinaisons ne durent qu'une saison.

Je le savais bien sûr.

Mais le coup fait trop mal, comme un pauvre animal.

Je lèche mes blessures.



Passent les nuages, le dicton, je le connais

Mais cette larme sur mon visage coule à jamais.

Passent les nuages, tes beaux yeux restent secs

Mais cette larme sera le gage de notre échec.



Ce qui peut tourner mal finit par tourner mal.

C'est la loi de Murphy, une triste règle dont

Nous ne feront pas l'exception et c'est pourquoi, jeune fille...



Passent les nuages, le soleil point déjà

Mais cette larme sur mon visage ne sèchera pas.

Passent les nuages et défilent les jours

Mais cette larme, comme un tatouage, restera toujours.

Passent les nuages, ne demeure que le ciel

Mais cette larme sur mon visage est éternelle.

Passe les nuages, je les vois qui refluent

Mais cette larme, comme ton image, ne me quittera plus.