Animal

Francis Cabrel · En Espagnol [2005]

Tu voudrais qu'elle t'aime, t'as changé tes manières

Tu prends des allures mondaines, tu racontes seulement

Tes voyages en première, en première.

Tu veux qu'elle t'estime, tu sors tes plus belles lectures.

T'as vu des centaines de films, t'expliques d'où viennent

Ces tapis sur le mur, sur le mur.



Et y'a une heure où va retentir... Le signal.



Tu voudrais qu'elle rêve, tu gardes un petit doigt en l'air

Tu parles de décalages horaires, de plages blanches

À l'autre bout de la terre, de la terre.

Ou pourquoi pas Venise, quand les fontaines s'allument

En dessous des lumières grises, on pourrait danser

Sur le bord des lagunes, des lagunes.



Et y'a une heure où va retentir... Le signal

Un moment où tu vas t'sentir...

Animal, animal, animal, animal, animal.



Celui qui attend sous le déluge, qui couche contre la porte

Celui qui crie, qui hurle jusqu'à ce que tu sortes

Qui t'aime dans la voiture, qui court quand tu appelles

Qui pleure, qui pleure, qui pleure.

Mon Dieu que les femmes sont belles

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... Que les femmes sont...



Tu voudrais qu'elle danse, qu'il y ait des fleurs partout par terre

Et dans le grand silence, tu te sens capable

De marcher sur la mer, sur la mer.

Tu voudrais qu'elle t'aime, tu sors tes plus belles lectures

Et t'en oublies certaines, comme ces filles à plat

Posées sur tes murs, sur tes murs.



Et y'a une heure où va retentir... Le signal

Un moment où tu vas t'sentir...

Animal, animal, animal, animal, animal.

Animal, le signal, le signal, animal...