Les Chemins De Traverse

Francis Cabrel · L'Essentiel 1977-2007 [2007]

Moi je marchais les yeux par terre, toi, t'avais toujours le nez en l'air

Et c'est comme ça qu'on s'est connu

On avait chacun sa guitare, on n'était pas loin d'une gare

C'est le hasard qui l'a voulu

Et tu m'as dis quand leurs ailes sont mortes

Les papillons vont où le vent les porte

On a pris le premier chemin venu



Et quand la nuit est tombée sur la voie ferrée

On était bien loin de la ville

On n'entendait que des notes et le bruit de nos bottes

Sous la pleine lune immobile



On a traversé les semaines comme de vraies fêtes foraines

Sans même penser au retour

On s'est perdu dans les nuages comme les oiseaux de passage

À suivre les fils d'un jour

Et pour ne pas que des fous nous renverssent

On prenait les chemins de traverse

Même s'ils ne sont jamais les plus courts



Et quand la nuit est tombée sur la voie ferrée

On était bien loin de la ville

On n'entendait que des notes et le bruit de nos bottes

Sous la pleine lune immobile



Et quelques fois je me souviens, un jour, ils nous ont laché les chiens

Et jeté des pierres au visage

Ils n'ont rien empêché quand même, puisque le seul métier qu'on aime

C'est la bohème et le voyage



Et quand la nuit va tomber sur la voie ferrée

On sera bien loin de la ville

On n'entendra que des notes et le bruit de nos bottes

Sous la pleine lune immobile

Et quand la nuit va tomber sur la voie ferrée

On sera bien loin de la ville

On n'entendra que des notes et le bruit de nos bottes

Sous la pleine lune immobile, sous la pleine lune immobile.