Si Tu La Croises Un Jour

Francis Cabrel · D'Une Ombre À L'Autre [1991]

Elle n'aimait pas mon deux pièces-séjour

Mais toi qui voyages, si tu la croises un jour

Reviens me dire, reviens me dire, dis-moi un peu si elle porte toujours

Dans les cheveux ses essences d'amour

Et tous mes rêves sur ses lèvres.



Mais promets-moi, ne t'approche pas trop

Si tu poses tes doigts au bronze de sa peau, tu délires, tu délires.

Sans me méfier, je l'ai serrée très fort,

Aujourd'hui encore, j'en ai les yeux qui brûlent, qui brûlent.



Elle, elle a l'âge des voyages au long cours

Des princes arabes, des mariages d'amour

Des esclaves libres, des histoires à suivre...

Moi, je ne rentrais souvent qu'un soir sur deux

Et mes amis étaient des gens curieux.

Difficile à suivre, mais dis-lui, je réapprends à vivre.



Mais promets-moi, ne t'approche pas trop

Si tu poses tes doigts au bronze de sa peau, tu délires, tu délires.

Sans me méfier, je l'ai serrée très fort,

Aujourd'hui encore, j'en ai les yeux qui brûlent, qui brûlent.



Elle n'aimait pas mon deux pièces-séjour

Toi qui voyages si tu la croises un jour

Reviens me dire, reviens me dire, dis-lui que pour elle je donnerais

Mon dernier souffle et même celui d'après...