Tôt Ou Tard S'En Aller

Francis Cabrel · Samedi Soir Sur La Terre [1994]

Tôt ou tard s'en aller

Par les ruisseaux devant nous

Jusqu'au milieu d'une mer quelconque

Sur le pont brisé, d'une jonque

On va tôt ou tard s'en aller



Quelques vestes froissées

Quelques cartons en morceaux

Dans les brouillards huileux de la nuit

Juste nos corps frileux endormis

Sur quelques vestes froissées



J'avais des rêves pourtant

J'avais des rêves

J'avais des rêves pourtant



Voir les trains s'éloigner

Les plafonds chargés de bijoux

Et tous ces gens attablés, heureux

Et nous, sur les bas-côtés, fièvreux

De voir les trains s'éloigner



Quelquefois les enfants demandent

Comment fait-on pour finir ici

Sans doute, je dormais sur une feuille

Et l'automne m'a surpris!



J'avais des rêves pourtant

J'avais des rêves

J'avais des rêves pourtant



Mais tôt ou tard s'en aller

Par les ruisseaux devant nous

Jusqu'au milieu d'une mer quelconque

Sur le pont brisé d'une jonque

On va tôt ou tard s'en aller

Tôt ou tard s'en aller