Tu Es Toujours La Même (La Prêtresse Gitane)

Francis Cabrel · Carte Postale [1981]

Tu es toujours la même, tu as toujours dans les yeux

Un peu de nos folies anciennes, quelques braises d'un ancien feu

Et même si ce feu est mort, quelque chose y brûle encore

Tu es toujours la même à croire que le temps s'éternise

Tu es toujours mon plus beau poème, celui que je ne veux pas qu'on lise

Et même si ces mots sont morts, quelque chose y brûle encore



C'est peut-être que ma tête dort encore au milieu de tes bras

C'est sans doute que ma route passe juste à côté de toi

La prêtresse gitane l'avait dit, rien n'est jamais fini

Elle voit mes rêves avec tes rêves autour

T'es la même toujours, la même toujours



Même les autres se souviennent, cette vie qu'on vivait tout droit

Il suffit qu'ils en parlent à peine

J'ai des gouttes de pluie sur les bras

Cet orage est passé si fort que les éclairs brillent encore

Au fond des ruelles secrètes, les pierres ont gardé nos murmures

Entre les mendiants qui regrettent et les chiens qui rasent les murs

Chaque fois qu'un mot s'évapore, il en revient d'autres plus forts



C'est peut-être que ma tête dort encore au milieu de tes bras

C'est sans doute que ma route passe juste à côté de toi

La prêtresse gitane l'avait dit, rien n'est jamais fini

Elle voit mes rêves avec tes rêves autour

T'es la même toujours, la même toujours

C'est peut-être que ma tête dort encore au milieu de tes bras

C'est sans doute que ma route passe juste à côté de toi

La prêtresse gitane l'avait dit, rien n'est jamais fini

Elle voit mes rêves avec tes rêves autour

T'es la même toujours, la même toujours, la prêtresse gitane.