Tempête Dans Un Bénitier

Georges Brassens · Les 100 Plus Belles Chansons [2006]

Tempête dans un bénitier, le souverain pontife avec

Les évêques, les archevêques nous font un satané chantier



Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, tous ces fichus calotins

Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde

À la fête liturgique, plus de grandes pompes, soudain

Sans le latin, sans le latin, plus de mystère magique

Le rite qui nous envoûte, s'avère alors anodin

Sans le latin, sans le latin et les fidèles s'en foutent

Ô très Sainte Marie mère de Dieu, dites à ces putains

De moines qu'ils nous emmerdent sans le latin



Je ne suis pas le seul, morbleu, depuis que ces règles sévissent

À ne plus me rendre à l'office dominical que quand il pleut



Il ne savent pas ce qu'ils perdent, tous ces fichus calotins

Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde

En renonçant à l'occulte, faudra qu'ils fassent tintin

Sans le latin, sans le latin, pour le denier du culte

À la saison printanière, suisse, bedeau, sacristain

Sans le latin, sans le latin, f'ront l'église buissonnière

Ô très Sainte Marie mère de Dieu, dites à ces putains

De moines qu'ils nous emmerdent sans le latin.



Ces oiseaux sont des enragés

Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent

La saine et bonne vieille branche de la croix où ils sont perchés



Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, tous ces fichus calotins

Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde

Le vin du sacré calice se change en eau de boudin

Sans le latin, sans le latin et ses vertus faiblissent

A Lourdes, Sète ou bien Parme comme à Quimper Corentin

Le presbytère sans le latin a perdu de son charme

O très Sainte Marie mère de Dieu, dites à ces putains

De moines qu'ils nous emmerdent sans le latin.