Bambino (Guaglione)

Dalida · Very Best Of [2011]

(Giuseppe Fanciulli/Nicola Salerno) adaptation française Jacques Larue



Bambino, Bambino, ne pleure pas, Bambino !



Les yeux battus, la mine triste et les joues blêmes

Tu ne dors plus, tu n'es plus que l'ombre de toi-même.

Seul dans la rue, tu rôdes comme une âme en peine

Et tous les soirs, sous sa fenêtre, on peut te voir.



Je sais bien que tu l'adores, Bambino, Bambino

Et qu'elle a de jolis yeux, Bambino, Bambino

Mais tu es trop jeune encore, Bambino, Bambino

Pour jouer les amoureux.



Et gratta, gratta sur ta mandoline, mon petit Bambino !

Ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie.

Et canta, canta de ta voix câline, mon petit Bambino !

Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux.



Avec tes cheveux si blonds, Bambino, Bambino

Tu as l'air d'un chérubin, Bambino, Bambino.

Va plutôt jouer au ballon, Bambino, Bambino

Comme font tous les gamins !



Tu peux fumer, comme un Monsieur, des cigarettes

Te déhancher sur le trottoir quand tu la guettes.

Tu peux pencher sur ton oreille, ta casquette.

Ce n'est pas ça, qui dans son cÅ“ur, te vieillira.



L'amour et la jalousie, Bambino, Bambino

Ne sont pas des jeux d'enfant, Bambino, Bambino

Et tu as toute la vie, Bambino, Bambino

Pour souffrir comme les grands, Bambino, Bambino.



Et gratte, gratte sur ta mandoline, mon petit Bambino !

Ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie.

Et canta, canta de ta voix câline, mon petit Bambino !

Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux.



Si tu as trop de tourments, Bambino, Bambino

Ne les garde pas pour toi, Bambino, Bambino !

Va les dire à ta maman, Bambino, Bambino !

Les mamans, c'est fait pour ça.

Et là, blotti dans l'ombre douce de ses bras

Pleure un bon coup et ton chagrin s'envolera !