Yerushalaïm

Charles Aznavour · Entre Deux Rêves [1967]

De temps en temps, comme un enfant

Ma pensée te dessine, Yerushalaïm.

De loin en loin, tu n'es plus qu'un

Rêve qui tombe en ruine, Yerushalaïm.



Tels ces émigrants dont les yeux brûlants

S'ouvrent à l'écho de ton nom.

D'au-delà des mers souvent à travers d'hostiles et dures régions.



J'étais venu, mains vides et pieds nus, à toi Yerushalaïm

Pour me garder, tu as cloué l'amour dans ma poitrine, Yerushalaïm.



Où sont mes joies, n'y a-t-il pas de bonheur sans épines ?

Yerushalaïm, tout s'est acharné pour nous déchirer

Et le brouillard de nos pleurs a troublé l'azur élevant un mur

Entre son coeur et mon coeur.



Mais j'ai en moi l'espoir toutefois que l'amour encore renaisse

Et vive encore pour toi, Yerushalaïm.