Caroline

Charles Aznavour · Face Au Public [1968]

Dans le tumulte infernal d'un gigantesque bal de quatorze juillet

Ton coeur fit à sa façon une révolution, mais seul ton corps dansait

La carmagnole, tu acceptais ton destin mais gardais néanmoins

Malgré tes airs frivoles, ton coeur pour l'homme de ta vie.

Caroline chérie.



Dans l'immense tourbillon, quand l'enfer des passions

Enflammait les esprits, toi, tout simplement armée

De ta seule beauté, tu as su à tout prix garder ta tête.

En faisant des concessions, car l'âme a ses raisons

Que la raison rejette, l'amour vaut bien quelques folies.

Caroline chérie.



Tu vivais de la folle moisson des doux printemps de ta vie

Et quand tu criais "non", tout en toi semblait dire "oui".

À l'amour comme à l'amour, tu as suivi le cours tracé par ton destin

Et ta jeunesse en péril, suspendue à un fil, n'appartenait à rien

Ni à personne mais rêvait à l'homme qui allume de ses nuits

Qui vous révolutionne t'apportant la joie par ce cri, Caroline chérie.