Sylvie

Charles Aznavour · La Mamma [1965]

Sylvie, où sont tes plaisirs et tes rires d'enfant ?

Sylvie, où sont tes désirs de mordre à belles dents

La vie, éveillant tes jeunes printemps à l'aube de tes joies ?

Tu pleures déjà pour un garçon insensé qui un jour

Sans raison a brisé pour toujours les espoirs de ton coeur

Plein d'amour, toi tu pleures.



Sylvie, ce que l'on voit fuir ne se rattrape pas

Sylvie, armé d'un sourire, un inconnu viendra

Ravi d'apporter des rêves en toi par un nouveau bonheur

Au fond de ton coeur, viens, car à l'âge d'aimer, le chagrin

Ne doit pas t'effleurer car demain, poeut sombrer ton malheur

Puisque rien ne demeure.



Sylvie, quand on a de l'espoir, tout peut recommencer

Sylvie, range ton mouchoir et repoudre ton nez

Souris car la vie ce traîne à tes pieds ne la repousse pas

Tu regretteras quand tes années s'enfuiront, que le temps

Me donnera raison, tristement, tu te diras "Trop tard !"

En fouillant ta mémoire.



Sylvie, là tu comprendras ce que tu as perdu

Sylvie, les jours d'autrefois ne se revivent plus

Aussi, ouvre ton coeur à l'inconnu qui changera tes jours

Par un cri d'amour.