La Nuit Je Mens

Alain Bashung · Osez Bashung [2010]

(Alain Bashung/Édith Fambuena/Jean Fauque/Jean-Louis Piérot)



On m'a vu dans le Vercors sauter à l'élastique

Voleur d'amphores au fond des criques.

J'ai fait la cour à des murènes, j'ai fais l'amour, j'ai fait le mort.

T'étais pas née, à la station balnéaire, tu t'es pas fait prier.

J'étais gant de crin, geyser, pour un peu, je trempais, histoire d'eau.



La nuit, je mens, je prends des trains à travers la plaine.

La nuit, je mens, je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho, où subsiste encore ton écho.



J'ai fait la saison dans cette boite crânienne.

Tes pensées, je les faisais miennes, t'accaparer, seulement t'accaparer

D'estrade en estrade, j'ai fait danser tant de malentendus

Des kilomètres de vie en rose.

Un jour au cirque, un autre a cherché à te plaire

Dresseur de loulous, dynamiteur d'aqueducs.



La nuit, je mens, je prends des trains à travers la plaine.

La nuit, je mens effrontément.

J'ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho, où subsiste encore ton écho.



On m'a vu dans le Vercors sauter à l'élastique

Voleur d'amphores au fond des criques.

J'ai fait la cour à des murènes, j'ai fais l'amour, j'ai fait le mort.

T'étais pas née.



La nuit, je mens, je prends des trains à travers la plaine.

La nuit, je mens, je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho, où subsiste encore ton écho.