Happe

Alain Bashung · Dimanches À L'Élysée [2009]

Tu vois ce convoi qui s'ébranle ? Non tu vois pas

Tu n'es pas dans l'angle, pas dans le triangle

Comme quand tu faisais du zèle

Comme quand j'te volais dans les plumes, entre les dunes

Par la porte entrebâillée, je te vois rêver

À des ébats qui me blessent, à des ébats qui ne cessent



Peu à peu, tout me happe, je me dérobe, je me détache

Sans laisser d'auréole, les cymbales, les symboles collent

On se rappelle, on se racole, peu à peu, tout me happe



Les vents de l'orgueil peu apaisés, peu apaisés

Une poussière dans l'Å“il et le monde entier soudain se trouble

Comme quand tu faisais du zèle

Comme quand j'te volais dans les plumes, entre les dunes

Par la porte entrebaîllée, je te vois pleurer

Des romans-fleuves asséchés où jadis on nageait



Peu à peu, tout me happe, je me dérobe, je me détache

Sans laisser d'auréole, les cymbales, les symboles collent

On se rappelle, on se racole, peu à peu, tout me happe.