Mes Bras

Alain Bashung · Dimanches À L'Élysée [2009]

(Alain Bashung/Christophe Calpini/Jean Fauque/Frédéric Hachadourian)



J'étais censé t'étourdir sans aviron, sans élixir.

J'étais censé te soustraire à la glu

Les impasses, les grands espaces.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent

Une étoile sur le point de s'éteindre.



J'étais censé te ravir à la colère de Dieu

La douceur d'un blindé, le remède à l'oubli.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent, mes bras connaissent

La menace du futur, les délices qu'on ampute

Pour l'amour d'une connasse.



J'étais censé t'encenser, mes hélices se sont lassées

De te porter aux nues, je me tue à te dire qu'on ne va pas mourir.

Sauve-toi, sauve-moi et tu sauras où l'acheter, le courage.



J'étais censé t'étourdir sans aviron, sans élixir.

J'étais censé te couvrir à l'approche des cyclones.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent

Sur le bout des doigts, la promesse d'un instant.

La descente aux enfers, mes bras connaissent.

Mes bras mesurent la distance.

Sauve-toi, sauve-moi et tu sauras où l'acheter, le courage.



J'étais censé t'étourdir sans aviron, sans élixir.

J'étais censé t'extraire le pieu dans le cÅ“ur.

Qui t'empêche de courir.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent, mes bras connaissent

Une étoile sur le point de s'éteindre.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent

Sur le bout des doigts.

Mes bras connaissent, mes bras connaissent

Une étoile sur le point de s'éteindre.

Mes bras connaissent, sauve-toi, sauve-moi, mes bras connaissent.