Reviens, Reviens, Reviens
Isabelle Boulay · Nos Lendemains [2008]
Je n'sais plus, parler, écrire, même pleurer, même dormir.
J'sais plus même donner ma main à mes amis fidèles.
Je n'sais plus quoi lire dans le ciel, reviens, reviens, reviens.
Je n'sais plus même désirer, caresser, embrasser.
J'ai plus qu'des baisers brisés, que des yeux pleins d'chagrin.
J'suis plus rien, j'sais plus aimer, reviens, reviens, reviens.
Qu'est-ce qui m'arrive ? J'me serais jamais cru perdue
Et j'ai même été fautive, j'voulais pas être captive.
Mais qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai pas vu qu'tu m'voyais plus.
J'étais pas sur le qui-vive, je me suis brûlée vive.
Comme certains venus de loin, toi, tu viens de longtemps.
J'ai en moi quelqu'un de moins ensemble et comme absent.
J'ai plus d'forces, j'ai plus d'écorce, reviens, reviens, reviens.
J'ai plus d'forces, j'ai plus d'écorce, reviens, reviens, reviens.
Reviens, Reviens, Reviens
Isabelle Boulay's "Reviens, Reviens, Reviens" stands as a poignant centerpiece on her 2008 album *Nos Lendemains*. Released during a period where her discography increasingly blended folk sensibilities with electronic textures, the track exemplifies her signature ability to weave melancholic storytelling with atmospheric production. The song reflects a broader theme found throughout her work, particularly in albums like *Master Série* and *Fallait Pas !*, where she explores the complexities of memory, loss, and the passage of time. With its repetitive, hypnotic structure and emotive vocal delivery, the recording captures a specific mood of longing that has resonated with listeners seeking authentic, introspective French-language music. It remains a defining piece in her catalog, showcasing her evolution as an artist who prioritizes lyrical depth and sonic texture over conventional pop formulas.

