Frédéric

Isabelle Boulay · Scènes D'Amour [1999]

Je me fous du monde entier quand Frédéric me rappelle

Les amours de nos vingt ans

Nos chagrins, notre chez-soi sans oublier les copains des perrons

Aujourd'hui dispersés aux quatre vents

On n'était pas des poètes, ni curés, ni malins

Mais papa nous aimait bien

Tu t'rappelles le dimanche ? Autour d'la table, ça riait, discutait

Pendant qu'maman nous servait mais après...



Après, la vie t'a bouffé comme elle bouffe tout l'monde

Aujourd'hui ou plus tard et moi, j'ai suivi

Depuis l'temps qu'on rêvait de quitter les vieux meubles

Depuis l'temps qu'on rêvait d'se r'trouver tout fin seuls

T'as oublié Chopin, moi, j'ai fait d'mon mieux

Aujourd'hui, tu bois du vin, ça fait plus sérieux

Le père prend un coup d'vieux et tout ça fait des vieux



Je me fous du monde entier quand Frédéric me rappelle

Les amours de nos vingt ans

Nos chagrins, notre chez-soi sans oublier les copains des perrons

Aujourd'hui dispersés aux quatre vents

On n'était pas des poètes, ni curés, ni malins

Mais papa nous aimait bien

Tu t'rappelles le dimanche ? Autour d'la table, ça riait, discutait

Pendant qu'maman nous servait mais après...



Après, ce fut la fête, la plus belle des fêtes

La fête des amants ne dura qu'un printemps

Puis l'automne revint, cet automne de la vie

Adieu, bel Arlequin ! Tu vois qu'on t'a menti

Écroulés les châteaux ! Adieu, le clair de lune !

Après tout, faut c'qu'y faut pour s'en tailler une

Une vie sans arguments, une vie de bons vivants



Je me fous du monde entier quand Frédéric me rappelle

Les amours de nos vingt ans

Nos chagrins, notre chez-soi sans oublier les copains des perrons

Aujourd'hui dispersés aux quatre vents

On n'était pas des poètes, ni curés, ni malins

Mais papa nous aimait bien

Tu t'rappelles le dimanche ? Autour d'la table, ça riait, discutait

Pendant qu'maman nous servait mais après...



La la la... Tu t'rappelles, Frédéric ? Allez, au r'voir !

Frédéric by Isabelle Boulay

Isabelle Boulay's 'Frédéric' stands as a poignant song in her discography, released on the 1999 album 'Scènes D'Amour.' Rooted in the French chanson tradition, the track exemplifies her signature style of intimate storytelling and melodic sensitivity. The recording captures the emotional nuance characteristic of her work during the late 1990s, blending acoustic textures with a refined vocal delivery that invites deep reflection. As part of her broader catalog, the song reflects themes of personal connection and fleeting moments, hallmarks of her artistic approach. The piece remains a testament to her ability to craft evocative narratives through music, resonating with listeners who appreciate the subtlety of classic French songwriting.