Soudain, L'Été Dernier, Je Suppose

Indochine · Le Baiser [1990]

Il y a des fleurs sauvages

Et même des nouvelles vagues

J'ai envie d'aller surfer

Entre la marée montante et les déferlantes

Mais la mer est dégueulasse

Et les algues sont grasses

Et la France est gouvernée

Sur le toit, des ouvriers se sont embrassés



Oh, mais regarde tous ces flics

Et qui au bord de l'eau s'amusent

Il y en a autant que des méduses

Et toute la plage est prise de panique



Les gens tout de même

Ils sont tous les mêmes

Des mouches sur la bouche

Soudain l'été dernier

Les gens tout de même

Ils sont tous les mêmes

Le pouce dans la bouche

Soudain l'été dernier

Oh ! Je suppose...



Mais l'orage a grondé

Et le vent a soufflé

C'était juste avant

Que les camions de pompiers nous ont écrasés



Moi, Monsieur, je suis anarchiste

Moi, je suis foncièrement pessimiste

Mais la vie est un combat de chiens

Qui se bagarrent autour d'une poubelle...

Mmh ! ...



Les gens tout de même

Ils sont tous les mêmes

Des mouches sur la bouche

Soudain l'été dernier



Les gens tout de même

Ils sont tous les mêmes

Le pouce dans la bouche

Soudain l'été dernier

Oh ! je suppose...

Soudain, L'Été Dernier, Je Suppose

Indochine stands as a defining force in French new wave and rock, blending post-punk energy with sophisticated pop sensibilities. This track appears on the 1990 album Le Baiser, a record that captures the band during a pivotal era of their evolution. The song reflects the group's signature atmospheric production and emotional depth, hallmarks that have sustained their popularity across decades. While the band has explored various sonic territories in their extensive discography, from early synth-driven hits to later stadium rock anthems, this recording remains a testament to their ability to craft moody, introspective soundscapes. It serves as a notable song in their catalogue, showcasing the melodic precision and lyrical nuance that characterize their work during the early 1990s.