Les Chevaliers Cathares
Francis Cabrel · L'Essentiel 1977-2007 [2007]
Pleurent doucement
Au bord de l'autoroute
Quand le soir descend
Comme une dernière insulte
Comme un dernier tourment
Au milieu du tumulte
En robe de ciment
La fumée des voitures
Les cailloux des enfants
Les yeux sur les champs de torture
Et les poubelles devant
C'est quelqu'un du dessus de la Loire
Qui a du dessiner les plans
Il a oublié sur la robe
Les tâches de sang
On les a sculptés dans la pierre
Qui leur a cassé le corps
Le visage dans la poussière
De leur ancien trésor
Sur le grand panneau de lumière
Racontez aussi leurs morts
Les chevaliers Cathares
Y pensent encore
N'en déplaise à ceux qui décident
Du passé et du présent
Ils n'ont que sept siècles d'histoire
Ils sont toujours vivants
J'entends toujours le bruit des armes
Et je vois encore souvent
Des flammes qui lèchent des murs
Et des charniers géants
Les chevaliers Cathares
Pleurent doucement
Au bord de l'autoroute
Quand le soir descend
Comme une dernière insulte
Comme un dernier tourment
Au milieu du tumulte
En robe de ciment
Les Chevaliers Cathares
Francis Cabrel's 'Les Chevaliers Cathares' stands as a defining track from his 2007 retrospective album, 'L'Essentiel 1977-2007 [2007]'. The song encapsulates the poetic and melancholic essence that has characterized Cabrel's career since his debut in 1977. Written in French, the recording reflects the singer-songwriter's mastery of blending personal narrative with broader historical reflection, a hallmark of his discography. Released during a period where Cabrel sought to consolidate his legacy, the track exemplifies his signature style of introspective storytelling set against acoustic instrumentation. It remains a staple of his catalog, illustrating his enduring influence on French popular music and his ability to evoke deep emotion through lyrical depth.

