Octobre

Francis Cabrel · L'Essentiel 1977-2007 [2007]

Le vent fera craquer les branches

La brume viendra dans sa robe blanche

Y aura des feuilles partout

Couchées sur les cailloux

Octobre tiendra sa revanche



Le soleil sortira à peine

Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards

Tu croiseras le soir

Octobre endormi aux fontaines



Il y aura certainement,

Sur les tables en fer blanc

Quelques vases vides et qui traînent

Et des nuages pris aux antennes



Je t'offrirai des fleurs

Et des nappes en couleurs

Pour ne pas qu'Octobre nous prenne



On ira tout en haut des collines

Regarder tout ce qu'Octobre illumine

Mes mains sur tes cheveux

Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s'incline



Certainement appuyés sur des bancs

Il y aura quelques hommes qui se souviennent

Et des nuages pris sur les antennes

Je t'offrirai des fleurs

Et des nappes en couleurs

Pour ne pas qu'Octobre nous prenne



Et sans doute on verra apparaître

Quelques dessins sur la buée des fenêtres

Vous, vous jouerez dehors

Comme les enfants du nord

Octobre restera peut-être.

Vous, vous jouerez dehors

Comme les enfants du nord

Octobre restera peut-être.

Octobre

Francis Cabrel's "Octobre" stands as a defining track from his 2007 retrospective album, L'Essentiel 1977-2007, which compiled his most significant recordings over four decades. Released during a period where Cabrel solidified his status as a cornerstone of French pop, the song exemplifies his signature blend of acoustic guitar, melancholic vocals, and introspective lyricism. While the track draws upon themes prevalent in his earlier work, such as the emotional vulnerability found in "Dernière Chanson" or the romantic intensity of "L'Encre De Tes Yeux," it remains a distinct song in his discography. The recording captures the enduring appeal of Cabrel's storytelling, offering a reflective listen that bridges his early career with his later artistic maturity. It serves as a testament to his ability to craft songs that resonate deeply with listeners, maintaining the raw, confessional tone that characterized his breakthrough era in the late 1970s.