Vite Croisée
Francis Cabrel · Other Songs - Francis Cabrel
C'est quand même grand, c'est quand même vaste une ville.
Elle marchait tout près des automobiles
On s'est croisé, elle juste à côté mais à l'extérieur.
Je m'y habituais mais, elle disparait, elle accélère
Toute envolée, ma petite fée, mon chat de gouttière.
Qu'est ce qu'il me reste à part ce vide immense ?
Les yeux voilés dans les vapeurs d'essence
Petite fée, je t'aurais gardé mais... J'ai rien pu faire.
Enfant sauvage ! C'est sûr, tu n'existes pas.
C'est des enfantillages, des trucages et du cinéma.
À peine lancé son message, oh! Le sort nous partage déjà.
Et l'instant d'après, la rue était comme orpheline.
Rien n'est resté, pas de reflet dans les vitrines.
Je me suis retrouvé comme seul par terre
Comme débranché de mon paratonnerre.
Petite fée, je t'aurais gardé mais j'ai rien pu faire, j'ai rien pu faire.
Qu'est ce qu'il me reste a part ce vide immense ?
Les yeux voilés dans les vapeurs d'essence
Petite fée, vite croisée, ma citadine
Rien n'est resté, pas de reflet dans les vitrines...
Vite Croisée
Francis Cabrel's 'Vite Croisée' stands as a quintessential example of his signature style, blending acoustic guitar with poignant vocals that define the French chanson tradition. Released during a period where Cabrel solidified his reputation as a master of storytelling, the track captures the melancholic yet resilient spirit often found in his discography. The song reflects his ability to translate personal emotion into universal themes of longing and fleeting encounters, characteristic of his work from the late 1970s through the 1990s. As a staple of his live performances and radio broadcasts, 'Vite Croisée' remains a beloved piece that showcases Cabrel's lyrical depth and melodic sensibility, resonating with audiences who appreciate the raw intimacy of his recordings.

