Quatre-Vingt-Quinze Pour Cent
Georges Brassens · Gold [2007]
La femme qui possède tout en elle
Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Mais dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Elle s'emmerde sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est elle qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'elle crie pour simuler qu'elle monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux mensonges
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus ne soit pas déçu
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdames, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas.
Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Mais dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Elle s'emmerde sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est elle qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'elle crie pour simuler qu'elle monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux mensonges
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus ne soit pas déçu
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas
J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdames, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus
À l'heure de l'Å“uvre de chair, elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas.
Quatre-Vingt-Quinze Pour Cent
Georges Brassens' 'Quatre-Vingt-Quinze Pour Cent' stands as a quintessential example of his unique blend of folk and cabaret influences, characterized by his distinctive vocal delivery and witty, often cynical lyrics. The song, frequently featured on compilations such as 'Gold', explores themes of social observation and the absurdities of daily life, hallmarks of Brassens' broader body of work. His ability to transform mundane subjects into profound commentary defines his legacy in French chanson. This recording captures the essence of his mid-career output, where he balanced poetic introspection with sharp social satire, cementing his status as a master of the French songwriting tradition.
