Les Torchons

Lynda Lemay · Un Paradis Quelque Part [2005]

Les torchons contre les guenilles

C'est l'expression dans ma famille

Mes frères se battent quand ils sont chauds

La guerre éclate en mille morceaux

Chez nous on a c'que l'on mérite

On finira l'estomac creux

Mais mieux vaut tard que tout d'suite

Chez nous les loups se mangent entre eux



Coeur qui soupire mange une volée

Et l'appétit vient en mangeant

Lorsque le feu fait pas d'fumée

On peut brûler eternellement

Les grands remèdes à nos grands maux

On les trouve pas en pharmacie

On s' habitue à nos défauts

Qui à bu boira, comme on dit.



Ventre affamé n'a pas d'oreille

Chez nous on n's'entend pas pour dire

Que pour tout l'monde luit le soleil

Faut boire le vin que papa tire



Chez nous par chance que qui dort dîne

et que qui châtie bien aime bien

on s'aime très fort dans la cuisine

quand on n'a plus qu'une tranche de pain



Toute vérité est bonne a dire

à beau mentir qui sort d'ici

tout vient a point à qui sait fuir

l'impasse des gens démunis.



Si c'est vrai qu'vouloir c'est pouvoir

j'vous jure que j'en peux a la vie

tous les derniers, les moutons noirs

sont les premiers dans mon taudis .



Et si pauvreté n'est pas vice

elle est quand même héréditaire

ce qu'on espère de père en fils

c'est que toute peine mérite salaire



le gros bon sang dans ma famille

j'crois qu'il faut le voir pour le boire

plus on est d'fous dans ma famille

plus on ris jaune de nos bagarres .



Ventre affamé n'a pas d'oreille

chez nous on n's'entend pas pour dire

Que pour tout l'monde luit le soleil

faut boire le vin que papa tire



Chez nous par chance que qui dort dîne

et que qui châtie bien aime bien

on s'aime très fort dans la cuisine

quand on n'a plus qu'une tranche de pain



Toute vérité est bonne a dire

à beau mentir qui sort d'ici

tout vient a point a qui sait fuir

l'impasse des gens démunis.



Si c'est vrai qu'vouloir c'est pouvoir

j'vous jure que j'en peux a la vie

tous les derniers, les moutons noirs

sont les premiers dans mon taudis .



Les torchons contre les guenilles

c'est l'expression dans ma famille

mes frères se battent quand ils sont chauds

la guerre éclate en mille morceaux



Y'en a qui disent tel père, telle fille

et tout est bien qui finit bien

mais l'expression dans ma famille

c'est "quand t'es rien .... tu finis rien !"



Ventre affamé n'a pas d'oreille

chez nous on n's'entend pas pour dire

Que pour tout l'monde luit le soleil

faut boire le vin que papa tire



Chez nous par chance que qui dort dîne

et que qui châtie bien aime bien

on s'aime très fort dans la cuisine

quand on n'a plus qu'une tranche de pain



Toute vérité est bonne a dire

à beau mentir qui sort d'ici

tout vient à point a qui sait fuir

l'impasse des gens démunis.



Chez nous on a pas les moyens

Ça j'ai ma faim qui l'justifie

Si c'est vrai le temps c'est du foin

J'ai une moyenne botte de crédit.

Les Torchons

Lynda Lemay's "Les Torchons" stands as a poignant centerpiece on her 2005 album *Un Paradis Quelque Part*. Released during a period where Lemay refined her signature blend of French chanson and intimate storytelling, the track exemplifies her ability to weave personal narrative with universal themes of love and loss. The recording captures the raw emotional texture characteristic of her discography, from her early work in the 1990s through her acclaimed *Best Of* compilations. Lemay's voice delivers the song with a distinct vulnerability that defines her contribution to the French-language music scene, transforming simple observations into deeply resonant art. This track remains a testament to her mastery of lyrical precision and melodic sensitivity, cementing her status as a respected figure in contemporary French music.