C'Est Extra
Leo Ferre · Leo Chante Ferre [2006]
Et dedans, comme un matelot, une fille qui tangue un air anglais
C'est extra, les maudits blues qui chantent la nuit
Comme du satin blanc de marié
Et dans le port de cette nuit, une fille qui tangue et vient mouiller
C'est extra, c'est extra, c'est extra, c'est extra
Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique au bas des reins
Ce jazz qui jazze dans le noir et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra, ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ce cri qui monte au ciel comme une cigarette qui brille
C'est extra, c'est extra, c'est extra, c'est extra
Des bas qui tiennent haut perchés comme les cordes d'un violon
Et cette peau qui vient troubler l'archet qui coule ma chanson
C'est extra, et sous le voile à peine clos, cette touffe de Noir Jésus
Qui ruisselle dans son berceau comme un nageur qu'on n'attend plus
C'est extra, c'est extra, c'est extra, c'est extra
Une robe de cuir, comme un oubli qu'aurait du chien sans faire exprès
Et dedans, comme un matin gris, une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra, les maudits blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et, dans la musique du silence, une fille qui tangue et vient mourir
C'est extra, c'est extra, c'est extra, c'est extra.
C'Est Extra
Leo Ferre's "C'Est Extra" stands as a vibrant song on his 2006 album *Leo Chante Ferre*, showcasing his signature blend of French pop and theatrical flair. Recorded during a period where Ferre refined his vocal style to balance intimacy with grandeur, the track exemplifies the emotional depth characteristic of his work from the late 1960s through the 2000s. The song reflects the enduring appeal of his ability to weave personal narrative with universal themes of longing and resilience. As part of a discography that includes notable releases like *En Public À Bobino*, this recording highlights his commitment to delivering high-quality vocal performances that resonate across generations of French-speaking audiences.

