Paris, C'Est Une Idée

Leo Ferre · Amour, Anarchie Vol. 2 [1970]

La nuit a pris Paris au col, il est six heures cet automne

Il est l'heure où l'amour frissonne dans l'apéro et dans le sous-sol

Et Paris m'a pris par la main et m'a dit "C'est là dans la Seine

Que je désire mettre en scène mes hiboux sapés chez Cardin"



Paris, c'est quoi ? Paris, c'est qui ? Dans sa nuit gainée de souris

Dans le demi-jour des demi-teintes, dans la ferveur d'un verre d'absinthe

Y'a des perdrix à l'étalage qui se font la paire après le plumage

Ça aide à faire les commissions, le cul, ça fait les comptes ronds



Paris, c'est mon job capital, je sais par coeur des nuits qui traînent

Et qui s'en vont brouter ma traîne dans les prés rouges de Pigalle

Paris, c'est mon job à taxi quand mes clients lorgnent au compteur

Et qu'ils n'ont jamais qu'un quart d'heure

Pour faire leurs courses au Paradis



Paris, c'est quoi ? Paris, c'est qui ?

Dans ces rues qui mouillent de pluie

Les flics se foutent peut-être du tiers

Quant au quart, ça n'est bon que l'hiver

C'est un tapin tout en voilure qui fait du charme aux devantures

C'est une idée.

Paris, C'Est Une Idée

Leo Ferre's 1970 recording 'Paris, C'Est Une Idée' captures the vibrant spirit of the French New Wave era through his distinctive vocal style and melodic composition. Featured on the album 'Amour, Anarchie Vol. 2', this track exemplifies Ferre's ability to blend romantic themes with a sophisticated, slightly melancholic atmosphere that defined his work during the early 1970s. The song reflects the cultural optimism and artistic experimentation characteristic of Parisian music at the time, showcasing Ferre's talent for crafting memorable melodies that resonate with listeners seeking both intimacy and escapism. As a key piece in his discography, it remains a testament to his enduring influence on French pop and his mastery of the accordion and piano-driven soundscapes popular in the genre.