CIA
Bernard Lavilliers · Gold-San Salvador-Le Voleur [1986]
Je suis rentré au CIA c'est un dur labeur
Je ne peux pas vous dire ce que je fais c'est confidentiel
Mais je peux vous dire que les effets sont providentiels
L'indispensable complément d'Henry Kissinger
Quand je ne trouve pas le renseignement je le fabrique sur l'heure!
Mon nom ne vous dirait rien du tout je suis anonyme
Mais je navigue dans tous les coups où il y a des victimes
Je travail dans l'or noir là-bas depuis quelque mois
La remontée de notre dollar je vous jure que c'est moi
Je suis un drôle de citoyen je suis éphémère
Je change de nom, de continent j'ai du savoir-faire
Je chasse le mauvais citoyen dans le monde entier
Tout ça par amour du prochain et de la liberté
Si je vous surveille discrètement faut pas m'en vouloir
C'est pour votre sécurité je suis pas bavard
Je suis le défenseur US de la démocratie
Si je n'étais pas là vraiment ça serait l'anarchie
Quand le pétrole sera fini j'irai au Japon!
Pour activer les extrémistes la révolution
Pétrole coulant l'économie du Japon fleuri
Un changement du gouvernement qui coule my daddy
Un gros marché avec la Chine made in CIA
Pour le Chili je ne sais rien je suis désolé.
CIA
Bernard Lavilliers' 1986 track 'CIA' stands as a defining moment in his career, blending his signature poetic lyricism with a polished pop-rock production. Released on the album *Gold-San Salvador-Le Voleur*, the song exemplifies his ability to weave personal narrative with broader social commentary, a hallmark of his work during the mid-1980s. Lavilliers, known for his introspective style and strong vocal delivery, crafted this recording to explore themes of political intrigue and hidden identities, reflecting the turbulent geopolitical climate of the era. The song remains a staple of his discography, showcasing his transition from folk roots to a more sophisticated pop sound that would characterize much of his subsequent output. Its enduring appeal lies in its lyrical depth and the way it captures the tension between public perception and private reality.

